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Le blog de Nounedeb

Articles récents

A SERGE DELAIVE, POETE

24 Décembre 2009 , Rédigé par nounedeb Publié dans #DEDICACES

Dans la densité de la douleur dite

J’ai trouvé un chemin tracé.

Vos mots profonds ont tranché cru :

De failles oubliées sourd la  trace

De vieux sentiments qui me blessent,

 Bulle informe qui de loin remonte

Avec des mots pour ma douleur.

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ARCHIPEL POTAGER

24 Décembre 2009 , Rédigé par nounedeb Publié dans #JARDINAGE

En Octobre

Plus un concombre.

Les oiseaux, revenus en nombre

Se mêlent aux feuilles d'arbres

Qui tombent. Bientôt le figuier glabre

Ne donnera presque plus d'ombre.

Un peu d'eau encore dans  le timbre-

Il a fait sec. Pour quel opprobre?


Argiope, araignée ethnique  

Noire et jaune,

Vibre au milieu de sa toile 

 Marquée d'un zigzag graphique.


Dans l'archipel desséché

Les courgettes

Ont l'air de trompettes 

Et les piments piquent du nez.


Dans le jardin

Des herbes folles

De folie ordinaire.

 

 


Sous le cerisier

Le chat s’abrite.

Noires pensées ?

 

Que font les chats la nuit

Quand la lune

Grande ouverte, veille ?

 

 




~Le printemps dégouline. Les roses en bouillie

On fait le plein de pluie. Le persil plat culmine.


  ~~Le persil plat culmine et va monter en graine.

La coriandre aussi et la folle roquette :

La houle monte haut dans l’archipel mouillé.

Il faut abandonner toute fierté absconse :

Si les framboises vont bien, le maïs rachitique

Ne saura soutenir la belle exubérance

De quelques haricots à rame un peu foutraques.


~~~De quelques haricots à rame un peu foutraques,

Attendre cependant qu’ils aient daigné germer.

Comme un chevalier blanc doté d’armes fatales

J’irai, taillant d’estoc et arrachant bien bas

Telle un épouvantail à pile Duracell,

Pourfendant les limaces pour la énième fois.


~~~~Pour la  énième fois, après un midi calme,

Au diapason d’un gai grillon la tourterelle

Roule son chant. Tout ce que je ne perçois pas

D’une sieste à l’autre semble dormir. Mais aux aguets

          De son air mou le chat se traîne. C’est midi calme.

 



 

 

Pour entrer dans mon port d’attache :

Sentir le jasmin dans la narine bâbord

Le chèvrefeuille dans la narine tribord

Mettre la barre droite et accoster sur l’erre.

 

Archipel – anarchie

Où règne la folie

Chienlit panachée

Charpie chipotée. 




 

Silencieuse, souple, discrète,

La couleuvre

A coulé sous la vigne-vierge.

 


Marée montante dans l’archipel.

L’herbe, vert goémon fertile

Monte à l’assaut des basses îles.

 

Vient la saison des fruits de Mai

Et pêche à pied dans l’archipel.

Minuscules, juteuses et sucrées

On mange les fèves en croqu’au sel

Avec une tartine de beurre.


Les arbres, bouffées de fumées vertes.

Des parfums à foison.

Du pollen.

Phéromones.


J’ai entendu le chant de l’amandier

Comme une eau fraîche qui s’écoule.

 

A la barre de la brouette, avec le pommier pour amer,

Comme un volcan cicatrisé aux fumerolles de fleurs roses.

Il faut virer sous l’amandier qui a des envies d’anarchie.

A la limite du grand large labouré de sillons,

Les pruniers désolés, funèbres Talenduics.


Ce matin sur l’herbe vert pomme,

Les feuilles grises des lavandes

Vibraient

D’un surprenant bleu ardoise,

Comme une dissonance.


Le sexe des pommes de terre ?

En avoir ou pas ?

Etre ou ne pas être

Une pomme de terre,

Un pot en fer.

Une motte de terre

Un mot de trop ?

Tout serait dans le germe :

La chair du sperme ?



Qu’est cette masse noire moll’poilue

Dans laquelle luit parfois

La fente d’un œil vert ?


Les pieds dans rosée de diamants,

Les fleurs de l’amandier

M’enivrent.


Moucherons dans le soleil

Comme poussière

Dans un rai de lumière.

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HUMEURS METEOROLOGIQUES

15 Novembre 2009 , Rédigé par nounedeb Publié dans #METEORIQUES


La brocante mouillée

Les parasols s'égouttent.

Les cartons ramollis se vident par le fond

Et les rares passants levant leur parapluie

Pataugent

Comme dans un film de Jacques Tati.

 Ce serait: "Jour de pluie"

 


  Pour pouvoir jouer au mikado

Avec les feuilles de la vigne-vierge,

Le vent en arrache les limbes

Qui tombent en rouges tourbillons.

Les pétioles restent accrochés,

Fourrure rose sur le mur

Qui ressemble à un hérisson.

Et puis eux aussi se détachent,

Et le vent joue au mikado.

 


[25 août] 

Je crains qu'il ne lance sa foudre,

Jupiter, que j'ai pris pour Mars;

Et même si je n'ai rien à perdre

J'aimerais mieux ne pas en découdre 

Avec les étoiles du soir.

 


La météo comme mon cœur :

L’angoisse le serre, et l’habite en sourdine

Comme un continuo.

Le soleil, lavé par la pluie, me fait sourire à nouveau.

Allégresse, teintée de tristesse.

Sehnsucht, saudade, mélancolie…

 



Un coulis de vent frais

A nappé

Des colonnes de nuages en transhumance.

 



Un vent de cleptres,

Un vent qui court

Sur les chaumes et les pailles.

Un chant de cleptres,

Sonnailles sèches.

 


Bain de mer

Chemin de fer

 Un goût amer

L'été se perd.

 


L’averse a mouillé le sol

- Souille traversée d’eau sale –

- Et, versatile, a molli en vol.


 


Juillet met du vert dans son jaune.

Ver luisant, gouttes au soleil naissant,

Juillet se vautre dans les gemmes.

 


[7 octobre 2009]

Ces grands souffles d'air chaud,

Pour nourrir quelles peurs,

Quels fantasmes nouveaux?

Culpabilités vaines.

 


Soir après le jour: étoiles et planètes.

 Matin avant le jour: vers luisants.

 



Bleu, ventre sans faim,

Trou noir vorace,

Gouffre d’infinis.

 


  Bleu dense, profond, minéral,

Leurre de liberté,

Matière épaisse, chaleur abyssale.

 


 

Juin est bleu.

Bleu. C’est de la matière

Impalpable d’un ciel léger, volatile,

Emulsionné par le vent.


 



Bleu poudreux, crayeux, leurre de blancheur.

Bleu pastel, volatile.

Bleu qui vrille dans l’oreille ;

Bleu léger de papillon.

 

 


Avec la bise voici la grêle

Et ça éloise : où sont les berges ?

On se perd grave et l’on gamberge.

Revient la brise avec la frime.

Que fait la grive dans les framboises ?

 



Mais Mai…

Mais mettre du blanc dans le vert,

Du blanc dans le verre,

Un p’tit blanc au comptoir,

J’aime pas compter,

J’préfère le rouge.

Mais Mai…

Mettre un peu de blanc dans le rouge.

Mai est rose.

 


Bourrasques et sanglots

Foutraques, soubresauts.

Le vent qui secoue tout

Comme un fou.

 


  Avril se dilue, aquarelle noyée ;

Dénouées, ligatures mentales ;

Lavés, résidus mémoriels :

Accueillir Mai, état de grâce ?


 

 


 


Secouer délicatement 

Du bout des doigts la poussière 

La poussière d'aurore boréale.

 



Le froid est une sombre prison,

Une gangue épaisse que seul

Un rayon d’air plus doux peut dissoudre.

 

 


A nuit noire

Lune ronde :

Ainsi va le monde.


 



Aujourd’hui Ste. Angèle,

Belle ange avec une aile,

Il y a un an que l’on gèle.

Elegna dans ses langes.

Et son leg? gelé, na!

 


Qu’est donc cette boule de terre

Absurde

Lancée comme boule de neige

A travers l’univers ?


 


En hiver, comme c’est étrange

Glace rime avec mésanges

Tristesse avec félicité.

En hiver comme c’est étrange

Rien n’est sûr, tout est fumée.


 

 


Froid cru de la nuit

Pétillante d’étoiles.

 

 



Entre les parenthèses

D’un coucher de soleil rougeoyant

Et son lever comme un rubis :

Nuit nacrée de lune amoindrie.

 

 



Dans la nuit bleue

Ciel floconneux :

Un œil de lune.


 

Quand le vent entre en transe

Le fanal se balance

Nuit de démence.

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