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Le blog de Nounedeb

Articles récents

UN LIVRE...

18 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb Publié dans #FEUILLAGES

Un livre, c'est l'arbre qu'on feuillette.

On le tient par le dos, tronc auquel on s'adosse.

On lit les lignes dans ses feuilles comme des mains.

On y lit les signes de demain ou les blessures d'aujourd'hui.

La vie aussi est comme un arbre,

Poussé sage, ou indiscipliné

Peu importe.

La vie est feuillage agité par le vent

Du temps qui n'existe pas,

Juste humeur du moment.

Feuilleter sa mémoire, roman écrit

Entre oublis et ajouts.

Un livre, c'est comme un arbre sans automne.

Liber sempervirens.

A voir ici

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DANS LE HAMAC...

15 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb Publié dans #MEDITATIONS

Dans le hamac, je lisais

Pendant qu'autour de moi

Doucement, toute la pièce oscillait.

Ainsi quand on médite;

Comme le monde s'agite

Quand en un seul point,

Tout se tient.

A voir aussi ici

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MORO SPHINX

10 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb Publié dans #HAÏKUS

Fleurs déjà ouvertes

et celles encore ouvertes,

quelle fébrilité!

Photo: http://hummler.fr/?m=200908

Et mieux, ici

MORO SPHINX
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QUATUOR EBENE

9 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb Publié dans #DEDICACES

QUATUOR EBENE

Dans le silence de l'écoute

Le noir Quatuor.

Toutes cordes dehors et tous archets tendus.

-Or du miel en coulait,

Dans l'église,

Comme tombé du ciel.

Quatre noirs archers lançant leur dard

Bourdonnant, vrombissant comme

Essaim d'abeilles enfiévrées;

Ou toucher de velours.

Des sons moirés qui ont rempli l'église

Et nos oreilles

De leur miel.

Concert du Quatuor Ebène dans l'église de Cozes, dont une partie avait été interdite à cause du miel qui coulait du plafond. Près du ciel, des abeilles s'étaient installées.

(Et aussi sur nounedeb.eklablog.com)

QUATUOR EBENE
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Publié depuis Overblog

9 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb

Aurores sidérales
Aurores sidérales
Aurores sidérales
Aurores sidérales
Aurores sidérales
Aurores sidérales

Aurores sidérales

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AURORES SIDERALES...

6 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb

AURORES SIDERALES...

Vieux rêve récurrent soudain exaucé:

Aurores boréales nées du vent

Jouant au soleil

Avec l'arroseur à maïs.

( Et sur nounedeb.eklablog.com)

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QUI ES-TU...

5 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb

Sur le thème de cette "Textoésie" écrite par Suzâme :

Qui es-tu quand je suis l'errant,
Ô toi, le stable
Érable vénérable.

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VARIATION SUR LE THEME DES CALMARS

2 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb

Un calamar encalminé

Roule des yeux de père fouettard

Qui fouette de ses dards la nuit,

Quand il se fait tard.

Est-il vraiment un fêtard, cet espèce de lanterne magique,

Méduse chavirée, musclée;

Boutons de bottines montées

Sur bras articulés.

Grâce modeste: rougir de confusion

Ou de colère, même bleuir;

Ou comme poulpe battre sa coulpe,

Shiva des grandes profondeurs.

Le poulpe a la tête plus ronde.

Suce-t-il parfois ses huit pouces,

Gracieux poulpe un peu pulpeux?

Le calamar l'a allongée

Comme capucin ombrageux

Dans une histoire d'Umberto.

Ecco.

Entre calmar et calamar

Ce n'est pas une question de rime

Mais de pied. Or, ils n'ont que des bras.

Le poulpe, de son bec, tranchera?

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POEME POUR LE JEUDI 1 AOÛT

1 Août 2013 , Rédigé par Nounedeb Publié dans #ANTHOLOGIE ALLEATOIRE

De Pierre Lepère:

"Le Locataire de nulle part" Éditions de la Différence.

Enfermé par la nuit

Dans des périphéries

De mélancolie bleue,

Banlieues de féeries.

Il voudrait tellement

S'abandonner enfin

Au rouet d'un sommeil

Perdu dont il a faim!

Testament interlope,

Monologue voyou,

Balbutiés sous le ciel

De lit des antipodes.

Sous les drapeaux en berne

De cette nuit trop lourde,

Il se tient immobile

Dans l'oubli qui le cerne.

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UN CALMAR

31 Juillet 2013 , Rédigé par Nounedeb

Un calmar, c'est comme un fuseau.

Torpille charnue avec ailettes

Qui s'agitent au gré des courants,

Voiles légers et frémissants.

Un calmar, comme un éléphant,

A une trompe, qui peut s'ouvrir,

Et s'épanouir sur sa tête,

On dirait qu'il porte perruque.

Les calmars ont de grands yeux tristes

Et des couleurs évanescentes,

Mais la nuit ils sont lumineux.

Dansez, sans fin dans l'océan,

Votre danse de Salomé,

Ô, calmars, petits ou géants.

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