Des mots.Trouvés parfois au hasard. Assemblés. Tout un patchwork poétique.
Perdez-vous dans ce blog comme dans un bois, aux champignons.
Peut-être en trouverez-vous quelques bons...
Quand le dernier arbre
Aura été abattu
Quand la dernière rivière
Aura été empoisonnée
Quand le dernier poisson
Aura été pêché
Alors on saura que
L'Argent ne se mange pas
Go Khla Yeh dit Géronimo (grâce à Adamante)
Le grand roi de toutes les Saxes
Ne veut pas que l’on l’égratigne.
La blessure la plus bénigne,
Et le voilà qui passe un fax
Au rebouteux le plus insigne.
-A la fin de l’envoi, je signe.
Le grand roi de toutes les Saxes
N’aime pas les tumeurs bénignes.
A la moindre plaie il s’indigne,
Il la triture et la malaxe
Jusqu’à la rendre très maligne.
-A la fin de l’envoi, je signe.
Le grand roi de toutes les Saxes
De son écriture curviligne
A la poésie il assigne
Et la grammaire, et la syntaxe.
Ses sujets s’en fichent comme d’une guigne.
-A la fin de l’envoi, je signe.
Le grand roi de toutes les Saxes
Quand il est mécontent, trépigne.
A notre vindicte il désigne
Un coupable, puis le relaxe.
Pour le pauvre homme s’est la guigne.
-A la fin de l’envoi, je signe.
Le grand roi de toutes les Saxes
Veut boire. Ce grand longiligne
Exagère, et c’est dans les vignes
Du Seigneur, qu’ivre, il se relaxe.
Ah ! C’est le dernier interligne :
Racbouni a dit la consigne.
Je l’ai fait, c’est l’envoi, je signe.
Nounedaxe.
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