AVRIL
Quand le yoyo du temps nous donne le roulis,
Que la prairie reçoit des embruns de lumière,
Quand l'insecte imago dévore les bractées,
Que les toupets explosent, ouvrent les capitules,
Le printemps pubescent lance sa fronde: Avril.
A BRUNÔ
Oui c’est un solide rafiot
Que ce blog construit par Brunô
Ce que disent tous les commentaires
Tous les commentaires.
Il navigue, c’est magnifique,
Fendant les ondes électroniques
C’est l’vaisseau des Croqueurs de mots
Des Croqueurs de mots.
Jeudis poésie, écriture,
C’est bien de la littérature
Qui réjouit tous les scribouillards,
Tous les scribouillards.
Et son blog de « L’encre des mots »
Ses haïkus et ses photos,
Même à l’ancre c’est bien le plus beau
Des Croqueurs de mots.
Ce n’est pas un coup d’Trafalgar
Car l’amitié prendra le quart,
Après les Alpes le Médoc,
Où c’est ça l’Médoc ?
Il ira nez sur le guidon
Pendant qu’un mousse avec Néon
Guidera les Croqueurs de mots
Les Croqueurs de mots.
CROQUEURS DE NOIX
Amis,
Pas de soucis,
Si je pédale - pas de doute -
Dans la choucroute,
Rame, ramons, ramez,
La mer n'est pas de la purée.
FRISSONNE
Frissonne
La felouque comme un faisan
Affairé, friand de faînes,
Rassasié.
La proue close, yeux de fennec
Comme une fleur de fenugrec
Fanée, toute fièvre
Etanchée.
A LA ST.PATERNE
Ce St Paterne
Va-t-il nettoyer la lanterne
Obscurcie au noir de fumée
De mes neurones enflammés ?
Ce St Paterne
Va-t-il faire souffler la galerne
Et embraser cet incendie
Qui de l’intérieur irradie ?
Bon St Paterne,
Tu m’as l’air d’un gars plutôt terne
Qui ne ferait mal à une mouche .
Pour éteindre ce feu : la douche.
MURMURES
Mots de tête n° 27
Vous êtes au pied du mur.(C'est Brunô qui nous y met)
Que se passe-t-il de l’autre côté ? (Et il demande d'espionner!)
Il y a toujours un côté du mur à l’ombre,
Il est humide, des recoins sombres ;
C’est un refuge, un abri,
Peut-être aussi un alibi
Pour félonies :
Mur affreux, symbole imbécile
D’une humanité rétractile.
Et puis on veut l’escalader,
Regarder de l’autre côté
Là où l’herbe n’est pas mauvaise,
Elle y est folle : avoine, euphraise.
Il y a le mur au soleil,
Les pieds sont nus, joyeux orteils.
Découvrir le passage, petit pan de mur jaune
Pour s’évader, que l'on s'étonne.
C’est un refuge, un abri,
Peut-être aussi un alibi
Pour rêveries.
(un jour, je m'achèterai un dictionnaire de rimes...)
LIVRE DE VIE
Livre de la vie grand ouvert
Page de droite sont les fêlures, les autismes,
Replis, extravagances et peurs ; de noires dérobades.
Page de gauche, lumière, état de grâce, pudeur,
Soifs de beautés, accords, accueils.
Dans la pliure tombent les miettes,
Bribes des uns et des autres
Mélanges, métissages.
Dans la pliure, ma vie de miettes.
FUMEE
La fumée épaisse d'un feu de lierre
Se tord en tresses affolées par le vent
Qui souffle. De courtes rafales emportant
Loin l'odeur âcre au râpeux goût de pierre.
HAÏKU de PRINTEMPS
Eclat de printemps
Après pluie:
Larme de soleil.
GRIMOLLE?
GRIMOLLE :
Griffures molles ?
Morsures folles ?
Mollusques gris ?
Grimoire aigri ?
La rime rigole
Remugle mariolle :
Recette de poisson avarié ?
LA GRIMOLLE (recette du Poitou)
Pour 6 personnes :
4 grosses pommes 6 c à s. de sucre 7 c à s. de farine 2 œufs entiers
3 c à s. d’huile 5 c à s. de lait 1 sachet de levure alsacienne.
Mélanger farine + levure + sucre. Incorporer les œufs et l’huile. Puis le lait peu à peu pour avoir une pâte onctueuse. Peler et vider les pommes, les couper en grosses lamelles et les ajouter à la pâte. Verser dans un moule bien beurré. Le 1 Avril, on peut ajouter un poisson.
Cuire 20 à 30 m. à four 180° (6)