QUAND LA NUIT...
Suzâme encore une fois nous émerveille. Elle sème, nous récoltons.
Quand la nuit tombe
Nuages sombres
Grands arbres noirs
Mouvantes ombres
Un vertige mystérieux
C'est merveilleux.
LA VIE...
La vie s’écoule goutte à goutte.
Gouttes de sang,
Bulles de souffle,
Larmes de sentiments.
La vie s’égoutte
Les larmes sèchent;
Montent des bouffées,
Parfums de sentiments.
PEUT-ON...
Peut-on nommer jardin ce lieu
Où lierre, orties, ronces, dominent –
Et j’y trouve un bonheur piquant ?
Où les figuiers se plaisent aussi,
Pruniers sauvages et amandier.
Sa terre m’accorde des patates,
Quelqu’haricots, quelques tomates –
Contre menus soins du matin
Et du soir.
Et toi, mon âme ?
Tu étais bon terreau, fertile.
Je t’ai peu cultivée.
Grande ardeur suivie de paresses -
Comme un négatif un peu flou
Dont on n’a pas tiré l’image…
AOÛT 2012 3
La guêpe fouisseuse
Fait son château de sable
Avec la terre de la cour.
JEU POUR L'AOÛT VARIATION 3
Et pour finir dans un éclat de rimes...
Chez Tante Rose
On prend des claques
Chambres mi-closes
Les portes claquent.
Nous bambochons
Avec des riches
A diamants - cabochons
Gros comme des pois chiches.
Chez Tante Rose
On prend des claques
Chambres mi-closes
Les portes claquent.
Nous irons sous la couverture,
Et ouvrant bien grand mon compas
Dans mes tréfonds obscurs
Un quidam prendra son repas.
Chez Tante Rose
On prend des claques
Chambres mi-closes
Les portes claquent.
A tous ceux qui vraiment se plaisent
Du champagne nous verserons
Et que dans les chambres ils baisent,
Nous aussi nous enlacerons.
Chez Tante Rose
On prend des claques
Chambres mi-closes
Les portes claquent.
Et puis il y a du savon
Commandé par le biais des ondes
En Chine: il vient de Canton.
Chez Tante Rose on en voit, du monde.
JEU POUR L'AOÛT VARIATION 2
Toujours les mêmes rimes...
Je sais que les gens du canton
Ne sont pas riches,
Mais de là à manquer de savon
Ou de pois chiches,
On se demande où va le monde,
Pendant que baisent...
Y a rien dans le micro-onde.
On doit manger des choses qui plaisent:
Un bon repas.
Rien qu'y penser les langues claquent.
L'œil au compas
Le chef surveille, car prendre une claque
Pour une obscure
Cuisson ratée de cabochons!
La couverture
En chocolat - nous bambochons
Chez Tante Rose -
A coulé; nous la verserons.
Bouche mi-close,
Les profiterolles nous engloutirons*...
*licence poétique pour "enlacerons."
JEU POUR L'AOÛT VARIATION 1
Sur rimes imposées
J'en ai ma claque
De tous ces riches,
Gens du beau monde
Qui m'exaspèrent. Chiche!
Même si j'ai perdu mon compas
De relèvement, j'irai à Canton -
Sous un nom d'emprunt, couverture
Pour un trafic de cabochons.
Là-bas, s'ils leurs plaisent,
Des malfrats verseront
La dîme à tante Rose.
Avec ses paupières demi-closes
Elle a l'air d'une chinoise obscure,
Cheveux crantés qui font des ondes.
Elle veut, après les repas,
Que ses clients lui baisent
Les mains, sinon quel savon!
Pendant ce temps nous bambochons
Mais, à la baille, si les voiles claquent:
Les écoutes nous enlaceront!