AVRIL 2013. 4
Il pleut. Le jardin a verdi trop vite.
Les arbres courent après le temps;
L'eau de la rivière s'écoule
Même si chaque jour
La marée à rebrousse poil
Retient quelques heures sont cours.
ANNIVERSAIRE. HAÏKU DE COUCOU.
Chez:
Marie-Alice : http://afdj.over-blog.com
Liliane : Http://reveries.over-blog.net
Sur cette photo de ABC
Passée l'heure d'hiver,
c'est la fête du printemps:
un deux trois soufflez!
LE VIDE EST PLEIN...
"Casse-tête" que de trouver un thème pour honorer le défi de Tricôtine. Heureusement, Etienne Klein m'a inspiré ce matin ces quelques lignes…
Le vide est plein
Mais plein de rien
Ou c'est l'inverse. Combien
De particules, (je ne comprends pas bien)
Faut-il pour faire le lien
Qui le monde maintien?
AVRIL 2013. 3
De grandes pannes de vent s'ouvrent,
Des flux respirent
En longues ondes comme soupirs;
Houles qui bercent
Et pourtant percent
De toutes parts;
Mettent à nu, mettent à jour,
Décapent, pulvérisent
Les miasmes
Enkystés dans des coins,
Accrochés à mon âme comme prunes flétries.
Secouez, secouez, grandes pannes de vent
Qu'il ne reste plus rien.
Juste trame plus fraîche,
Un filet
Pour capter des émotions nouvelles.
TORO!
Pour la semaine 15 chez Mil et Une:
Dans la corrida de la ville
Quelqu'un a poussé un cri
Quand l'une allait croquer la pomme.
L'autre a tout vu et n'a rien dit.
Quelqu'un a poussé un cri
Quand on a retrouvé le corps.
On ne sait de quoi il est mort.
Des taches de sang dans la ville
Quelqu'un a poussé un cri.
La jeune et la vieille ont menti.
Le torero est mort
Sans pousser un seul cri.
Sa maman l'a occis:
La belle était un beau
Peintre. Non, ce n'est pas Rothko,
Mais Jackson Pollock ou consort?
AVRIL 2013. 2
Œil de cratère émergeant de la brume
Un soleil voilé coulait sa lumière
Grise,
Sur la vase étalée comme une coulée de lave
Grise.
LE SOL GRONDE. HAÏKU DE COUCOU
Antre du démon
ou forge d'Héraclès
l'enfer sera chaud.
Creuset de la vie-
des créatures infernales
ou surhommes ratés?
ET VITE UN HAÏKU POUR ABC
Une chemise sans cravate pour le défi de ABC:
Toutes les chemises
de nuit, à l'inverse des chats
ne sont pas grises.
PARFOIS JE SUIS...
A Paul Eluard
Parfois je suis habitée d'un poète
Qui parle si clair, et obscur
Que ses mots entrent dans ma chair
Ils me pénètrent en étincelles
Me nourrissent, saveurs nouvelles
De sentiments.
Au plus profond une émotion
Sans nom, sans vanité
Une charge en apesanteur.
Ne pas essayer de comprendre
Se laisser juste traverser
Flotter.
AVRIL 2013. 1
Qui donc a fécondé le ciel
De tout ce frai qui tombe?
Caviar clair à gober
La tête renversée,
Laitance sans saveur
Perles molles qui mouillent,
Petits œufs des nuages
Sans coquille
Dont il faut s'abriter.