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QUE PLONGEONS...
pour Mil et Une. Que plongeons nous dans l'eau? Nos branches assoiffées? Des cheveux figés de noyées? De longues pattes d'araignées? Reflet, mon beau reflet Que dis-tu de mon image inversée?
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JARDINAGE ET PATOUILLAGE
Ce Vendredi, Dans une jardinerie, J'ai acheté papyrus et nénuphar, Et sous l'oeil de la grenouille - goguenard, Pour essayer d'égaler Tricôtine, Les ai plantés, mais dans une espèce de bassine. Les trois poissons, au fond de l'eau N'ont dit mot.
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POUR REPONDRE A SUZÂME...
Et à ses beaux zestes de saison, en voici un petit: Pluie drue toute droite Sous le soleil: Des rideaux de perles.
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LA FETE, PARTOUT...
Sur une proposition de Suzâme pour Nanterre PoéVie Des ballons Des flonflons Des couleurs Des clameurs, On se bouscule On s'interpelle Dans des senteurs de friture. On se masque, Et dans la farandole fantasque On épuise Les soucis.
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AVRIL 2013. 1
Qui donc a fécondé le ciel De tout ce frai qui tombe? Caviar clair à gober La tête renversée, Laitance sans saveur Perles molles qui mouillent, Petits œufs des nuages Sans coquille Dont il faut s'abriter.
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AUTRE AUTOMNE
Enervés, joueurs, insolents. Cet automne est-il printemps, Puisque les oiseaux s’accouplent ?
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UNE PLUME D'UN OISEAU
L’oiseau en moi palpite Il est trop à l’étroit Il veut briser la cage Oiseau des origines Oiseau posé prêt à l'envol Oiseau frappé du sceau D’un ailleurs méconnu.
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BADER...
Bader la goule Pour s’isoler dans la foule Tomber dans les pommes Pour simuler un petit somme Avoir la part belle En oubliant toute querelle Ou bader la goule Pour simuler un petit somme En oubliant toute querelle Ou s’isoler dans la foule En tombant...
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BALADE D'AOUT
Blancs crus et ombres. Lignes droites, obliques, angles nets. Parfois la ligne ondule : une génoise. De tous petits jardins lâches et fleuris Qui débordent malicieusement Sur les blancs crus et sur les ombres.
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MAI 2012 3
Solo de rossignol Sur basse de grenouilles : La lune à son zénith.
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FRISSONNE
Frissonne La felouque comme un faisan Affairé, friand de faînes, Rassasié. La proue close, yeux de fennec Comme une fleur de fenugrec Fanée, toute fièvre Etanchée.
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JANVIER 2011 3
Coup de scalpel du vent Un accroc dans la brume : Eclaircie.
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LA PENDULE...
La pendule bat la seconde Ciel pommelé – tirs de canon ? Le bonheur ou la déraison Coulent. Et tout ce sang Versé. Démences. Oh ! Ces cris Par longues lunaisons. Oh ! Cette douleur, ces frissons.
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CARESSE D'OCTOBRE
Un vent fort et tiède s’est glissé. Par mon col ouvert Descendu le long de mon dos, Et sur mes flancs, délicieusement. Vent, je t’aurais bien pris comme amant.
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POUR LE DEFI 94 : FEMME FATALE
J'ai fait une anagramme homophonique et non un poème avec le thème proposé par Hauteclaire pour ce jeudi: la femme fatale. Femme fatale, l'œil! Flemme fœtale, l'ai!
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AUTRE AUTOMNE 3
La pluie fouette Comme la queue d’un chien. Fou. Puis le vent tombe Laissant un crachin Mou.
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SOLITUDE...
Pour répondre à Suzâme. Solitude. Dans le creux du repli Nourrit tout à la fois Bonheur et turpitude. Et bien sûr Purcell!
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AVEC UNE AUTOLAVEUSE...
Petit délire induit par les pubs de Google liées à des textes ou des mots. Avec une autolaveuse Que laver sinon ses petons, Avec une motobrosse Que lustrer sinon son chignon, En manches ballons Faire un stage de printemps? Ou sont-ce les accessoires D'un...
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DOUZIEME PANSELENE
Dernière pansélène, Haut dans la nuit, auréolée. Me cueille ce matin, très basse, D’un œil grand ouvert chaleureux et lucide Sous sa paupière de nuages, Avant de s’abîmer à l’ouest. Avec l' Occident qui s’effondre.
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A UN JEUNE METTEUR EN SCENE
Il y a du cœur dans ses yeux De la sensibilité dans son rire De l’émotion dans son regard De la tendresse dans son sourire De l’autorité dans sa grâce De la générosité au Bout de ses cheveux feu-follets C’est un elfe, avec ses secrets Alexandre Doubl...
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AOUT 2012 1
Parfum tiède du maïs, nuages, cœur incertain. Août embaume ce matin.
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NOVEMBRE 2012 1
Chaîne de la pluie Où les vols des oiseaux Tissent leurs trames; Où des feuilles, Grands vaisseaux désarmés Sombrent soudain Ou lentement. Parfois, Le vent Fait de la pluie une portée Houleuse D'où les notes s'enfuient A tire d'air, à tire d'aile.
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LE LAIT
Pour le Coucou du haïku Marie-Alice : http://afdj.over-blog.com Liliane : Http://reveries.over-blog.net Souvenir d'enfant goût du lait juste tiré. A jamais perdu?
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SUR LE FOND
Sur le fond Poulpe écartelé. Chaque tentacule épinglé Par l’entomologiste binaire. Cœur palpitant, fragile, craintif, abandonné. Becqueté, piétiné, méprisé Par la multitude binaire.
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AUTRE JARDIN
Au jardin du bien et du mal Que les herbes folles mènent le bal. Qu'elles nous égarent. Pas de fanal. Eviter les sentiers trop lisses, Les extrêmes parés d'artifices Et de réflexions réductrices. Comment trancher le noeud gordien Qui joint par son terrible...