Top articles
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ECLIPSE
Etrange vraiment: Lune et soleil Parfaitement pareils Et si contraires évidemment.
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JANVIER 2011 1
Avec le vent, la pluie. Un goëland: Vol stationnaire.
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LE CENTAURE ET L'ANIMAL. 2
Autre hommage au spectacle de Bartabas Centaure implacable, la Mort Fait l'homme minéral. Et ce roc convulsé Accouche de la vie.
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MALEDICTION
Savez-vous mieux que moi, lettrés et érudits, Si elle s'arrêtera, pour le héros fourbu, Cette malédiction qui l'oblige à présent A arpenter le monde, portant sur son épaule La longue pelle à grain. Qui le reconnaîtrait Lui permettrait-il bien le retour...
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FEVRIER 2011 1
Des larmes retenues. Chagrin rentré Aux bourgeons du poirier.
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FEVRIER 2011 3
Au cul du tracteur Vol de mouettes – et des mésanges ! Dernier labour.
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TOT LE MATIN
Surprise? Je ne sais, mais je hume chaque matin l'humeur gourmande de mon voisin: Le ronron, je le fais, quand je vais, tôt matin Chercher le journal - au cheval du voisin. Il me répond en broucrougnant, Sachant que je vais lui lancer un croûton bien...
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FEVRIER 2011 5
A la deuxième pansélène Du côté du levant, La petite Vénus clignait de l’œil Face au coucher de Lune. A la deuxième pansélène Vénus, Au réveil des oiseaux.
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MARS 2011 1
Ce matin au levant Dans la nuit encore sombre Et la Lune et Vénus Dessinaient dans le ciel Comme un encouragement Aux peuples révoltés.
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ELUCUBRATION
Amère criste-marine Triste topique Qui crispe la narine Quand on piétine le sable aride Amarres raides Semis de samares anodines Sur plages toniques Tropiques en crise Vent de folie crimes en série.
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CLAIR DE LUNE
A la troisième pansélène J’ai vu rose dans le ciel gris-bleu Séléné se lever, insolente évidence. J’ai vu son œil rond de cyclope Se recouvrir d’un voile de deuil, Et puis se dévoiler Pour nous fixer De son regard impitoyable.
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DERNIER MARS
Les feuilles d’iris d’eau Dardent leurs épées Fières; molles. Vol maladroit d’une coccinelle. Qui manie La télécommande ?
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MELODIE DE HAUT VOL
Quelle fantasque mélodie exaltée Dessine dans le ciel Ce grand vol d’étourneaux? Ballet étrange et souple, Un concerto d’oiseaux Pour deux yeux fascinés.
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AVRIL 2011 2
Ce fol Avril ! Par deux, les diables amphidromes. Cul à cul.
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D.H.LAWRENCE
ce texte de D.H. Lawrence : « Personne ne pourra jamais posséder mon âme. Elle a été à ma mère, et elle ne sera plus jamais à personne. Personne ne pourra plus jamais entrer ainsi en moi et me respirer comme une atmosphère. »
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OMBRE 1
Elle s’agite autour de moi Ou ne bouge. Me colle aux pieds – Je frémis et elle s’agite. Ogre, épouvantail, elle danse, Elle m’étourdit. Elle est moi : Elle est là et virtuelle. Me dit l’heure et la saison.
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MAI 2013 4
Ciel très ouvert fleuri de gros nuages. Ciel éclaté de toutes parts - fruits bien trop mûrs - Soudain s'écroule, jus qui s'écoulent. Parfois aussi pensées, rêves, bourgeonnent. Le vent les chasse. L'air est léger. Sous le ciel, respirer.
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JUIN 3
Pour savourer une framboise La cueillir tôt matin Fraîche encore et bien mûre. Avec la langue la presser Doucement contre le palais. Il n’y a plus qu’à jouir.
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JUIN 5
Chat passé. Lézards équeutés.
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SUR LA GREVE
texte ancien retrouvé. Sur la grève de la nuit La lune claire, lunule unique ; Dans les remous de ma bouche roulent Des galets de mots qui sortent, polis, râpeux, Brillants ou plats. Sous la grève de la nuit Hallali des mots non lus.
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ETRE...
Que Jill Bill me pardonne, je suis incorrigible, et ne peux m'empêcher d'accepter la consigne: " L'été" pour mieux la détourner! Être, avoir été ; Aligner aux hivers les étés. Et que faire du temps passé?
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SI MON JARDIN
Si mon jardin était des mots Je l’appellerais Haïku Car il ne me donne guère plus De cinq framboises Sept prunes sauvages Cinq haricots…
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LE SILENCE SERRE réminiscence
Le silence serré comme un poing A mûri, âcre comme un coing Sur le plateau de l’amertume. S’y retrouver, sans le briser, Parmi des mots désorientés. Alors oser prendre la plume.
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SEPTIEME PANSELENE
Poème du jeudi, où il est aussi question de 14 Juillet, comme l' a suggéré Jill Bill Voici que tu t’avances, septième pansélène, Précédée de tonnerres et de brillants éclairs, Puis voici des pétards et des feux d’artifices. Et toi. Calme, nimbée d’un...
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C'EST DE L'AUTRE
C’est de l’autre côté, C’est ailleurs, C’est l’autre face, C’est l’étrange. Fascination inquiète, On peut s’y perdre. On y est mis à nu. C’est une immensité, C’est un miroir, un puits sans fond Où s’engloutir. C’est un ravissement.