OCTOBRE 5
Le soleil du matin déjà fort
Éclaire la lune haute encore.
Elle a l’air d’une cage en dentelle
Cherchant à retenir le ciel.
On ne la verra plus bientôt.
N'y est venu aucun oiseau.
DES MONDES...
Des mondes en expansions
Versus trous noir aspirations
Des gnons ! Des gnons !
Tiens v’là des galaxies spirales
Univers secoué au tison
Y sont gelées les étincelles
On tombe comme d’un grand huit
Dans de la matière manquante
Pour s’essorer dans des rouleaux :
Cyclones, ouragans, typhons
Ça souffle, ça crache, ça pète
Ça malaxe
Entraînant le pôle magnétique
Qui part en vrille à la godille
Le monde est une grande BD
Ponctué d’onomatopées
La mémoire éclate en spirale
Ronflant comme une toupie folle
Allez, donnons-nous la main
Tournons tournons tournons…
DIXIEME PANSELENE
Dixième pansélène.
Le ciel, un gris bleuté qui tire vers le rose,
Encore doré à l’ouest : le crépuscule.
Elle est là, dans sa majesté ronde.
On ne peut l’ignorer.
Elle est là, Lune, souverainement belle.
Elle fait presque peur tant elle a de présence.
BADINAGES
Badinages libres? badinons, badinons avec vertdegrisaille
Badiner n'est pas anodin,
Coup de baguette n'est pas caresse,
Et pas tendre le coup de badin.
A moins d'une histoire de béguin.
On peut alors, tout en souplesse,
Badiner avec un badin;
S'amuser sans faire de promesses.
...ET SUITE APRES LE COMMENTAIRE DE DAN
Il me faut donc écrire au fond d’un calepin
Que badiner n’est pas plus sérieux qu’un béguin
Que béguin ne vaut pas la bague, et que Didon
Dîna, dit-on, d’un dodu dindon. Badiner,
Donc, sans badine. Dan est un sage, et je m’incline.
OCTOBRE 4
Biens droits, peupliers nus -
Toutes leurs feuilles ont chu -
De ce seul parfum vêtus.
MELANCOLIE VARIATION 6
Sous le ciel grand ouvert
Mon coeur serré
Devant la mer étale
Les poings serrés
Les oreilles à l'écoute
Gorge serrée
Un sanglot qui remonte
L'âme serrée.
OCTOBRE 3
Noir de fumée
Sous ciel plombé:
Autre Gironde.
MELANCOLIE VARIATION 5
Certitudes, Pensées fossilisées,
Chrysalides momifiées;
Certitudes,
Sensibilités calcifiées,
Émotions sacrifiées;
Certitudes,
Châteaux forts,
Armures scellées.
OCTOBRE 2
A Brunô, à qui je souhaite une bonne fête, et qui je l'espère nous régalera encore de ses textes.
Elles tombent, toutes desséchées,
D'un bruit de papier froissé.
Privées par l'été
Des couleurs d'automne, dorées.
CECI N'EST PAS UN POEME
C’est l’heure ! Les aiguilles de sa montre marquent 6h, celle du compas lui indique le Nord : le frère du cuistot s’élance, non pas chaussé de talons aiguille, mais de bonnes chaussures d’escalade. Il commence par fouler un tapis d’aiguilles de pins avant d’entamer l’ascension de l’Aiguille Verte. Il est serein. Il a pensé à tout. Il a même emporté une aiguille à tricoter et une pomme de terre à piquer dessus en cas d’orage - mais pas une aiguille à coudre: trop dangereux en cas de chute.
Tricôtine, tu veux savoir s’il a réussi ? Remonte jusqu’au Défi 65…